World ends this afternoon...

Troubles à Varney Flats - 1er octobre 1876

Journal de Franck Gray, US Marshall

1er octobre 1876

Un mois et demi s’est écoulé depuis les événements de la secte de la Flamme sacrée. De mes compagnons du moment, seul Alestair est resté avec moi, Joss étant parti vadrouiller Dieu sait où … Cela dit, avec son talent inné pour savoir où se planquer, je ne doute pas qu’il réussira à se sortir des situations les plus compliquées. Il a beau être un pied tendre trouillard et froussard, il faut bien reconnaître que sa tactique lui permet de rester en vie …

Un article du Tombstone Epitath, paru récemment, vantant l’exploit de la Bayou Vermillon qui clame avoir réussi à joindre la côte ouest à New Angels, et Alestair ayant des affaires à régler à Tombstone, avec moi n’ayant rien de mieux à faire que de le suivre, nous avons tout naturellement décidé de voir de nous mêmes cette nouvelle ligne, en participant au voyage inaugural. Nous avons donc pris un train partant de Denver pour rejoindre la Nouvelle Orléans, en faisant une escale par Little Rock.

La première partie du voyage est mortellement ennuyante. Rien ne vient rompre sa monotonie. Même les hôtes et les hôtesses censés s’assurer de notre confort renvoient une impression morne : une démarche raide et mécanique, une voix complètement atone et monocorde, un air complètement détaché de tout le reste … Ne dégageraient-ils pas une odeur réellement humaine que je les aurais aisément confondus avec des zombies …

View
Le canyon de la mort, Vincent
Jon Simpson's tale

A tale from Jon Simpson

Hey petit ! Qu’est-ce tu m’veux ? Pourquoi que tu m’regardes comme ça ? J’ai d’la merde coincée entre les dents, c’est ça ?

Oh et puis, tu sais quoi ? Je vais te raconter une histoire. Mais pas une de celle que ta mère te racontais quand tu pissais encore dans ton lit pour t’endormir, nan. Plutôt une de celle qu’on ne devrait jamais entendre. Et tu sais quoi ? Parce qu’elle est vraie. Ouaip mon gars ! Tout à fait ! Elle est vraie comme toi et moi et comme ton stupide cabot. Aussi vrai que je respire et que le soleil se couche pour se lever chaque matin.

J’m’appelle Jon Simpson. Je sais pas si t’as entendu parler de moi. J’suis chasseur de prime. Enfin… J’essaye… Quand j’étais tout petiot, j’étais plus vieux que toi à l’époque, j’ai voulu apprendre à jouer aux cartes. Je voulais avoir l’air d’un dur, t’vois ? J’trainais parfois du côté du saloon. Un jour, à l’épicerie, j’ai trouvé un bouquin pour apprendre les cartes. Je l’ai acheté avec mon argent d’poche. J’ai passé mes nuits à le lire de long, en large et en travers. Pis un jour, je m’suis rendu compte qu’il parlait pas de cartes. Enfin si mais pas vraiment. Disons qu’il expliquait pas vraiment comme les utiliser de la façon qu’un bon chrétien devrait savoir jouer avec.

View
Le canyon de la mort, Gael

Extrait du Journal de Frank Grey, US Marshall

Ce récit a valeur de mémoire et de témoignage, pour montrer que toutes les horreurs dont l’on entend parler depuis Gettysburg ne sont pas juste des racontars de bonne femme, et qu’il faut les prendre au sérieux avant qu’elles ne nous engloutissent à jamais.

8 août 1876

Je me réveille avec une gueule de bois monstrueuse et l’impression de m’être fait plusieurs fois rouler dessus par une diligence. Bizarre, je n’ai pas souvenir d’avoir levé le coude plus que de raison ces derniers temps. Et pour couronner le tout, je suis dans un endroit que je ne connais pas, avec des gens que je connais encore moins. D’ailleurs, ils ont l’air au moins aussi frais que moi, à voir leur tronche hagarde. Tiens, l’un d’entre eux semble être un prêtre ou un révérend … Si son Dieu savait ce que Son serviteur manifestement ne buvait pas que de l’eau, je suis pas sûr qu’Il apprécie l’ironie de la situation à sa juste valeur … Quant à l’autre, vraiment rien de remarquable.

Vérifications faites, j’ai bien mes deux PeaceMaker, mes munitions, mes menottes et mon étoile d’US Marshall. Ca devrait pouvoir servir à appuyer mon autorité si les deux autres avaient l’idée stupide de vouloir me chercher des noises. On est en pleine nuit en plus, et je sais toujours pas ce que je fais ici, je préfère avoir de quoi me défendre, si besoin. Par contre, j’étais persuadé d’avoir un cheval et pourtant, j’entends pas de bruits au dehors indiquant que ce maudit canasson m’attendrait quelque part. Une bête à 150$, et je trouve un moyen de la perdre …

View

I'm sorry, but we no longer support this web browser. Please upgrade your browser or install Chrome or Firefox to enjoy the full functionality of this site.